Rôle de l'environnement précoce dans la variabilité des phénotypes et l’adaptation des animaux

Rôle de l'environnement précoce dans la variabilité des phénotypes et l’adaptation des animaux d’élevage à leur milieu

Pitel, F. ; Calenge, F. ; Aigueperse, N. ; Estelle Fabrellas, J. ; Coustham, V. ; Calandreau, L. ; Morisson, M. ; Chavatte-Palmer, P. ; Ginane, C.INRA Productions Animales, 2019, 32 (2) : 247-262. ArticlePièces jointes : pitel_productions-animales_2019.pdfLes animaux d’élevage sont confrontés à de multiples contraintes environnementales auxquelles ils doivent s’adapter. De plus en plus d’études s’intéressent à l’impact de l’environnement précoce sur les phénotypes des animaux et leurs capacités à s’adapter aux différents challenges rencontrés ultérieurement. Dans cette revue, nous nous intéressons aux connaissances actuelles sur l’influence de l’environnement précoce sur la construction et la variabilité des phénotypes et de l’adaptation des animaux d’élevage à leur milieu, en prenant des exemples dans différentes espèces. Nous nous focalisons sur les rôles de trois contributeurs importants de la construction des phénotypes : les mécanismes épigénétiques, le microbiote et les processus comportementaux. Les mécanismes épigénétiques, qui modulent l’expression du génome sous l’effet de perturbations environnementales intervenues pendant le développement, peuvent induire une variété de phénotypes dont les caractéristiques peuvent perdurer jusqu’à l’âge adulte, voire se transmettre à la génération suivante. La constitution du microbiote digestif est elle aussi très dépendante de l’environnement précoce, et joue un rôle important dans l’expression des phénotypes, notamment dans le domaine de la santé. Enfin, l’expérience précoce influence considérablement le comportement de l’animal, en particulier ses capacités d’apprentissage, qui peuvent lui conférer une meilleure adaptation à des situations nouvelles ultérieures. Les études menées dans ces domaines permettent de définir de nouveaux leviers d’action pour tenter d’optimiser les capacités d’adaptation de nos animaux, notamment par les voies de l’alimentation des animaux jeunes ou de leurs parents voire de leurs grands-parents, de l’acclimatation pendant le développement, ou plus généralement par des modifications de l’environnement, en particulier de l’environnement social.

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Date de création : 28 novembre 2019 | Rédaction : -